Accident du travail : les premiers gestes
Quand un accident arrive au travail, le premier secouriste est un collègue. Voici les situations les plus courantes, la conduite à tenir pour chacune, et ce que le Code du travail demande à l’employeur.
Situation par situation
Les accidents les plus courants au travail
Saignement abondant Une coupure qui saigne beaucoup Une lame en cuisine, une machine à l’atelier, une tôle ou une vitre sur un chantier. Le collègue le plus proche est le seul à pouvoir agir tout de suite.
Brûlure Une brûlure Une friteuse, un four, une pièce chaude, de la vapeur. En restauration comme en atelier, c’est l’un des accidents les plus courants.
Malaise Un collègue fait un malaise À son poste, en réunion, sur la route. Les signes sont parfois discrets et passent pour de la fatigue : ils peuvent annoncer un AVC ou un problème cardiaque.
Perte de connaissance Un collègue est inconscient mais respire Après une chute, un choc ou un malaise. On le découvre parfois seul, dans une réserve, un vestiaire ou un bureau isolé.
Arrêt cardiaque Un collègue s’effondre et ne respire plus L’arrêt cardiaque survient aussi au travail. Savoir où se trouve le défibrillateur de l’entreprise fait partie de la réponse.
Étouffement Un collègue s’étouffe À la pause déjeuner, à la cantine, pendant un repas d’équipe. Tout se joue avant qu’aucun secours n’ait le temps d’arriver. Les conduites à tenir reprennent le Références techniques nationales relatives à l’unité d’enseignement « Premiers Secours Citoyen », édition juillet 2026, publié par la Direction générale de la Sécurité civile et de la gestion des crises. Elles informent ; elles ne remplacent pas une formation.
Côté employeur
Ce que le Code du travail vous demande
Trois articles encadrent les premiers secours dans l’entreprise. Nous les citons tels qu’ils sont écrits.
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Du matériel de premiers secours
« Les lieux de travail sont équipés d’un matériel de premiers secours adapté à la nature des risques et facilement accessible. »
Article R4224-14 -
Un secouriste formé là où le travail est dangereux
Un membre du personnel reçoit la formation de secouriste dans chaque atelier où sont accomplis des travaux dangereux, et sur chaque chantier employant vingt travailleurs au moins pendant plus de quinze jours où sont réalisés des travaux dangereux.
Article R4224-15 -
Une organisation des secours, partout
« En l’absence d’infirmiers, ou lorsque leur nombre ne permet pas d’assurer une présence permanente, l’employeur prend, après avis du médecin du travail, les mesures nécessaires pour assurer les premiers secours aux accidentés et aux malades. »
Article R4224-16
Se former
Le SST : les gestes, et la prévention
Le Code du travail ne nomme pas le SST, mais c’est la formation que l’INRS recommande pour l’entreprise. En 14 heures, vos salariés apprennent à secourir un collègue et à repérer les dangers avant l’accident. Nous formons à Nice, ou dans vos locaux pour un groupe constitué.
On nous demande souvent
Premiers secours au travail : vos questions
L’employeur doit-il former des salariés aux premiers secours ?
Oui dans deux cas fixés par l’article R4224-15 du Code du travail : un membre du personnel reçoit la formation de secouriste dans chaque atelier où sont accomplis des travaux dangereux, et sur chaque chantier employant vingt travailleurs au moins pendant plus de quinze jours où sont réalisés des travaux dangereux. Dans les autres cas, l’article R4224-16 lui demande de prendre, après avis du médecin du travail, les mesures nécessaires pour assurer les premiers secours.
Quelle formation de premiers secours choisir pour une entreprise ?
Le SST, sauveteur secouriste du travail. Le Code du travail ne l’impose pas par son nom, mais c’est la formation que l’INRS recommande : 14 heures pour apprendre les gestes de secours et la prévention des risques de l’entreprise. Le certificat se maintient par un MAC SST de 7 heures tous les 24 mois.
Combien de secouristes faut-il dans une entreprise ?
Aucun texte ne fixe de nombre ni de pourcentage. D’après l’INRS, le nombre de secouristes s’évalue selon l’effectif, les risques et l’organisation du travail : horaires décalés, sites éloignés, salariés isolés.
Quel numéro appeler en cas d’accident au travail ?
Le 15 (SAMU), le 18 (pompiers) ou le 112. Si votre entreprise a une consigne d’alerte interne, appliquez-la : elle indique qui prévenir et comment guider les secours jusqu’à la victime.